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Suivi de grossesse

J’ai accouché une fois à Paris en 2017 et une fois à Pori, en Finlande, en juin 2019. A partir de ces deux éléments, nous allons pouvoir procéder à une analyse comparative très subjective du suivi de grossesse dans les deux pays.


L’accueil pour les rendez-vous de suivi :


A Paris : avant tout rendez-vous à l’hôpital, prévoir d’arriver une grosse demi-heure à l’avance. Il faut prendre un ticket au guichet, attendre son tour, présenter à la secrétaire sa carte d’identité, carte de sécu, carte de mutuelle, revérifier que l’adresse et le numéro de téléphone n’ont pas changé depuis le mois dernier. Elle imprime une page entière A4 d’étiquettes, dont une seule servira à la sage-femme, et le reste ira directement à la poubelle.

A Pori (bon en vrai, c’est à Rauma, mais comme la suite des événements se déroule là-bas et que c’est plus visuel de faire la comparaison Paris//Pori...) :

Mon google agenda m’a joué des tours avec l’heure de décalage horaire entre les deux pays, je suis donc arrivée 50 minutes en retard à mon premier rendez-vous… Pas grave, l’infirmière était quand même disponible et m’a reçu sans une once d’agacement. Elle ne m’a demandé ni ma carte d’identité, ni ma carte européenne de sécurité sociale. Je suis arrivée 15 minutes en avance à mon deuxième rendez-vous, elle m’a reçu tout de suite, la salle d’attente était vide.


Le rendez-vous de suivi :


A Paris : pipi dans le bocal, vérification du poids et de la tension, écoute du cœur du bébé, puis on passe une heure à scanner les nombreux documents qui se sont ajoutés à mon dossier depuis le dernier rendez-vous : analyses de sang (toxoplasmose, sucre…) analyses de pipi, etc. Ma dernière prise de sang dit que je suis anémiée : je ressors avec une ordonnance pour un médicament qui fait mal au ventre. Je chouine que j’ai mal au dos et aux hanches, on me conseille d’aller voir un osthéo, un kiné, on me montre des étirements que je peux refaire à la maison.

A Pori : l’infirmière à failli tourner de l’œil en voyant le nombre de papiers dans mon dossier fraîchement importé de France, notamment la vérification mensuelle de la toxoplasmose. Je n’ai pas eu à faire de prise de sang à part la énième vérification de mon groupe sanguin à deux jours de l’accouchement. La seule chose qu’ils vérifient, c’est le taux d’hémoglobine, à l’aide d’une mini piqûre sur le doigt, comme pour le diabète. Je suis anémiée, elle me recommande vaguement des compléments alimentaires. Pour le reste, c’est idem : pipi dans le bocal, vérification du poids et de la tension, écoute du cœur du bébé. Je chouine que j’ai mal au dos et aux hanches, elle me répond que c’est normal, c’est mon corps qui se prépare à l’accouchement et qu’il n’y a pas grand-chose à faire.


L’échographie :


A Paris : Je passe des heures sur Internet à chercher un endroit convenable pour faire une belle échographie par un vrai professionnel. La plupart me propose un rendez-vous 6 mois après la date de mon terme. Je finis par en trouver un qui n’a pas que des bonnes recommandations sur Google mais qui peut me prendre en temps et en heure et booke le rendez-vous 2 mois à l’avance. Nous nous présentons le Jour J avec le papa, la larme à l’œil devant les premiers clichés de notre enfant, et ressortons avec de magnifiques photos en papier glacé, dont une en 3D, et un compte-rendu en 2 exemplaires qui détaille jusqu’à la taille du 3e doigt de pied de notre futur enfant.

A Pori : Lors de mon premier rendez-vous de suivi, on me dit qu’habituellement en Finlande, il y a 2 et non pas 3 échographies comme en France. Je n’aurai pas l’occasion de revoir mon bébé durant les quatre derniers mois de grossesse. Et puis lors d’un autre rendez-vous de suivi, avec un médecin cette fois-ci, on me badigeonne le ventre de gel et on démarre l’échographie surprise. Désolée pour le papa, j’assiste à ce grand moment seule, même si lors de la 3e échographie, le non-professionnel ne voit plus grand-chose : des bribes de cage thoracique, un bout d’estomac, un morceau de pied… En guise de compte-rendu, on me dit oralement : « baby is fine » et elle m’a très gentiment imprimé 3 photos, format timbre-poste, de mon bébé. Enfin je crois que c’est le bébé.


Le statut de femme enceinte dans la rue :


A Paris : On a comme une aura, les gens nous regardent avec admiration (ou apitoiement), on se précipite pour nous laisser la place dans le métro, on a des places dédiées dans le bus, on est considérée comme VIP, ou peut-être comme handicapée, mais je préfère le statut de VIP.

A Pori : On est comme tout le monde, alors on fait la queue comme tout le monde au Lidl. Je n’ai pas encore vu de caisses prioritaires pour les femmes enceintes ni même pour les personnes handicapées. Bon certes, la densité de la population n’est pas vraiment comparable et on trouve toujours de la place dans le bus et rarement la queue au supermarché, n’empêche qu’une fois, à la Poste, il y avait 4 personnes devant moi, un petit banc rempli de gens pour attendre, et pas un pour me laisser la place.


La suite au prochain épisode !


Le portrait craché de son père!



#finlande #france #grossesse

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