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Faire garder son enfant #1

Enceinte de 7 mois à mon arrivée, mon objectif premier, depuis le jour où ce projet d’expatriation a commencé à se concrétiser est : comment faire garder Ysée ?

L’option la plus simple semble être la crèche municipale. A peine débarqués dans le pays, nous filons à la mairie pour essayer de nous inscrire et vérifier si c’est le même bordel qu’en France ou si la réputation des finlandais, soi-disant efficace à ce niveau-là, est avérée.

« Vous aurez une réponse dans 4 mois.», me dit la responsable du service petite enfance. Mon instinct de française me pousse à supplier, pleurer, voire essayer de la soudoyer en argumentant que je suis très enceinte, très lourde, j’ai mal partout, je peux à peine marcher et je ne suis pas loin d’être alitée, mais pour toute réponse à mes supplications, j’ai eu un « je vous l’ai déjà dit, vous aurez une réponse dans 4 mois. ». Je ne sais pas encore si chaque enfant à sa place en crèche, mais j’ai bien compris que la règle était la règle, tout comme l’heure était l’heure. Je ne me suis jamais sentie aussi latine que depuis que je suis en Finlande.

Je pars donc à la recherche d’un plan B : les crèches privées. Il y a en 2 pas trop loin de la maison : une en anglais et une autre pour apprendre la musique. La vocation d’Ysée pour la langue de Shakespeare ou pour Mozart est toute trouvée, je suis prête à écrire une lettre de motivation en finnois s’il le faut. Tarif : 1300€ par mois. Disponibilité : 0 avant 2021…

Plan C : trouver une baby-sitter. J’ai bien trouvé un site tout en finnois où Google trad n’est pas forcément d’une grande aide. « Baby-sitter » est traduit par « infirmière », je me demande donc si le service n’est pas réservé aux enfants malades. Le site parle également d’un statut employeur, taux de T.V.A et autres réjouissances administratives. J’ai déjà bien assez galéré avec la CAF, la PAJE etc… en France, je n’ai aucune envie de me relancer dans ce bourbier en finnois.

J’ai fort heureusement d’autres ressources. Parmi les collègues de mon mari, certains (oui, curieusement, ses collègues de la centrale nucléaire sont à 95% des hommes) sont venus avec leurs copines. La barrière de la langue les empêche de trouver un boulot dans leur domaine d’origine, c’est donc une manne précieuse de baby-sitters pour les mamans en manque de garde. Nous nous refilons secrètement leurs coordonnées, en s’assurant que les horaires de l’une ne vont pas empiéter sur les besoins de l’autre. Ça y est, Ysée est casée deux matinées par semaine et je peux tranquillement me reposer à la maison (= repasser les chemises de mon mari, faire la bouffe et le ménage).

Enfant cherche nounou, urgent.



#babysitter #creche #päiväkoti

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