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Finlande : été 2.

Breaking news : l’été est déjà fini en Finlande. Les feuilles jaunissent, les champignons poussent, l’eau de la mer est à 12 degrés.


Ce fichu koronavirus nous aura laissé le loisir de gouter aux joies de l’été finlandais comme de vrais locaux. Enfin, comme des Finlandais version 2020, parce que les autres années, pas fous, ils foncent en Andalousie, en Grèce ou aux Canaries. Cette année, ils auront pu profiter pleinement de leur kesämökki, leur maison de vacances. Je crois que toutes les familles ou presque en possèdent une, le plus souvent à moins de 40 kilomètres de leur résidence principale. Rien d’ostentatoire, ce n’est pas leur style. Il s’agit souvent d’une maisonnette en bois, parfois sans eau ni électricité, ni salle de bain, souvent moins de 100m², au bord de l’eau, avec comme éléments archi-obligatoires : un barbecue, des fléchettes, un sauna, de la bière et des saucisses.

Le sauna d'un mökki plutôt classe. Le problème, c'est qu'on ne sait jamais comment s'habiller dans ce pays.

Le vendredi soir, à 14h30 donc, il est temps de quitter le brouhaha de la ville. C’est la ruée vers le ponton pour embarquer sur son ile privée et aller bricoler, pêcher, ronfler, et pourquoi pas, avec un peu de chance bronzer un peu. L’avantage ici, c’est que la profondeur de l’eau n’est jamais abyssale. Elle atteint donc facilement les 23 degrés en juin. C’est super agréable, mais attention, ce n’est pas la Guadeloupe non plus. Si l’eau est trop chaude, elle devient le terrain idéal pour la prolifération des cyanobactéries, et la baignade a été interdite une bonne partie de l’été à certains endroits. Les plages restent bien occupées cependant, par les oies surtout, qui se font un malin plaisir d’éparpiller leurs déjections dont je n’ai pas besoin de préciser la couleur.

Une migLa bernache nonnette (Branta leucopsis) est une espèce de palmipèdes appartenant à la famille des Anatidae et à la sous-famille des Anserinae.

Le centre-ville n’est pas désert pour autant. C’est même le seul moment où il y a un peu d’animation : les touristes profitent des terrasses, concerts, animations pour enfants, marchés aux puces. Des vendeurs ambulants proposent le must de ce qui pousse dans la région : des fraises et des petits pois. J’ai bêtement oublié de les mentionner dans mon top 10 des délices finlandais alors qu’ils méritent chacun une place sur le podium. Plus jamais je ne pourrai manger des fraises élevées sous serres espagnoles après avoir dévoré des gariguettes finlandaises tout l’été. De vrais bonbons, tout comme les petits pois, qui se croquent crus pour l’apéro, ou le dessert tant ils sont sucrés aussi.

Je vais peut-être vous surprendre mais on a eu chaud. Très chaud même. Dans nos appartements principalement. Tout est conçu pour l’hiver ici. Les fenêtres s’ouvrent à peine, l’isolation est excellente, et le chauffage au sol ne semble jamais s’éteindre. Un bon nombre de logement a carrément la clim ! En revanche, l’usage des rideaux ou stores occultants semblent méconnus. Dans un pays où il ne fait jamais vraiment nuit pendant deux mois, ça a de quoi surprendre et nous faire passer quelques bonnes nuits bien pourries.

22:03 le 10 juin

Dehors, c’est une autre affaire. Certes, le thermomètre a pu atteindre les 28 degrés par moment, mais aussi 13 degrés par d’autres. On a carrément ressorti les manteaux au mois de juillet. On oublie la plage et on part se promener dans les bois à la recherche de cèpes pour moi, présents en nombre dès le mois d’aout, et de myrtilles pour mes filles, qui finissent toujours la balade avec les joues, les lèvres et les dents de ce noir/violacé caractéristique des cueilleuses-gouteuses de myrtilles.

En finnois, myrtille se dit : mustikka. Faut-il y voir un lien avec la sale bestiole qui pourrit toutes nos sorties dans les bois?

On ne s’attarde jamais trop dans les bois, il nous est même arrivé une fois de rebrousser chemin tant ces saletés de moustiques sont voraces ici, surtout avec la peau tendre et dodue des petits enfants. Les pauvres se font bequeter tels de vulgaires casse-croûtes en moins de deux. Et croyez-moi ou non, mais j’ai une piqûre de bestiole sur la cuisse qui me gratte encore, 2 mois après l’attaque.


Finalement, le mois de septembre, ce n’est pas si mal après tout : les mignonnes mais serial déféqueuses oies repartent vers le sud, l’eau retrouve très vite des températures rafraichissantes qui permettent de renouer avec la vraie expérience sauna et les nuits sont sombres, enfin on peut dormir. J’ai eu quelques difficultés début septembre à retrouver l’emplacement des interrupteurs de ma maison, mais j’en ai vite retrouvé l’usage, et ce pour de longs mois.

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